Couper Teams sans disparaître, et ce que la loi française prévoit pour vous depuis 2017.
⏱ 7 min de lecture🌙 4 réglages à poser✅ Vérifié en août 2026
La déconnexion ne se décrète pas, elle se règle. Quatre réglages suffisent, et l'un d'eux protège vos collègues autant que vous.
Promesse
À la fin de cette leçon
Vous saurez régler votre période de tranquillité, programmer un envoi, poser une absence qui répond à votre place, et couper le soir sans que personne s'inquiète.
Vous saurez aussi ce que le droit français prévoit sur la déconnexion, ce qui n'est ni une garantie absolue ni un vœu pieux.
Le concept central
Quatre réglages, une soirée
1
La période de tranquillité, sur le mobile
L'écran Période de tranquillité porte deux réglages indépendants : Certaines heures, une plage horaire appliquée aux jours que vous cochez, et Toute la journée, qui coupe des journées entières comme le samedi et le dimanche. Un troisième interrupteur, Définir sur Teams et Outlook, étend la même plage à votre messagerie. C'est le seul réglage qui agit vraiment sur vos soirées, parce que c'est le téléphone qui vous suit, pas l'ordinateur.
2
L'envoi différé, pour les autres
Clic droit sur le bouton d'envoi, puis choix de la date et de l'heure. Vous écrivez quand ça vous arrange, il arrive quand ça arrange l'autre.
3
L'absence, avec un message
Dans les paramètres généraux, la fonction d'absence du bureau enregistre une réponse automatique et affiche votre indisponibilité dans Teams. Elle se synchronise avec votre messagerie : une seule saisie, deux outils couverts.
4
Ne comptez pas sur la fermeture
Réduire ou fermer l'application ne protège de rien : sur mobile, l'arrière-plan vous affiche déjà « Absent », et les notifications arrivent quand même puisque le système les pousse. Seule la période de tranquillité les fait taire.
Capture à venir
La fenêtre d'envoi différé, sur le choix de la date et de l'heure de livraison.
⚠️
Ce que couper vous coûte, honnêtement. Vous apprendrez certaines choses avec quelques heures de retard, et il arrivera qu'on vous ait cherché sans vous trouver. La parade n'est pas de rester joignable en permanence : c'est de dire une fois à votre équipe par quel moyen on vous joint en cas d'urgence réelle, et de s'y tenir. Un canal d'urgence explicite vaut mieux qu'une disponibilité floue et permanente.
Exemple concret
Ce que la loi prévoit
Le droit à la déconnexion existe en droit français depuis le 1er janvier 2017, introduit par la loi Travail de 2016.
Concrètement, dans les entreprises soumises à la négociation annuelle obligatoire, celle-ci doit porter sur les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion et sur les dispositifs de régulation des outils numériques (article L2242-17 du code du travail). À défaut d'accord, l'employeur élabore une charte, après avis du comité social et économique.
Ce que cela signifie pour vous, sans exagérer sa portée : la loi n'interdit pas à un collègue de vous écrire à 22 h, et elle ne coupe pas Teams toute seule. Elle oblige votre entreprise à avoir défini des règles, à les avoir écrites, et à vous les avoir communiquées. Si vous ne les connaissez pas, elles existent probablement quand même.
La conséquence pratique est simple : vous n'êtes pas tenu de répondre le soir, sauf astreinte prévue par votre contrat, et le rappeler poliment n'est pas un acte de rébellion.
💡
La phrase qui règle la question sans conflit. Ajoutez une ligne à votre signature ou à votre message de statut : « J'écris parfois en dehors des horaires. Ne vous sentez jamais obligé de me répondre à ces moments-là. » Elle coûte une ligne, elle désamorce une gêne réelle, et elle protège vos collègues autant que vous.
À éviter
Trois déconnexions qui n'en sont pas
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Régler l'ordinateur et oublier le téléphone
Un poste de travail bien réglé et une application mobile qui sonne à 22 h, c'est un travail fait à moitié. Le soir, l'ordinateur est éteint : ce n'est pas lui qui vous dérange.
La période de tranquillité se règle dans l'application mobile, et elle n'est pas active par défaut.
⚠️
Partir en congés sans rien poser
Vos correspondants écrivent dans le vide pendant trois semaines, relancent, s'inquiètent, puis contactent quelqu'un d'autre en urgence. Vous rentrez à quatre cents messages.
Une absence renseignée avec le nom d'un remplaçant coûte deux minutes avant de partir et supprime la moitié de ces messages.
⚠️
Se déconnecter en silence
Couper sans prévenir crée exactement l'inquiétude que vous vouliez éviter, et vous vaut des relances au retour.
Dites-le une fois, à votre équipe : vos horaires, et le moyen de vous joindre en cas d'urgence réelle. La déconnexion annoncée est acceptée ; la déconnexion silencieuse est interprétée.
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Quiz de validation
4 questions. 60 % de bonnes réponses pour valider la leçon.
Synthèse
À retenir
✦ Quatre points pour ancrer la leçon
📱
La période de tranquillité est sur le mobile. Pas active par défaut. C'est le seul réglage qui agit vraiment sur vos soirées.
⏰
L'envoi différé protège les autres. Vous écrivez quand ça vous arrange, le message arrive quand ça les arrange.
⚖️
La loi n'éteint rien, elle oblige à écrire des règles. Accord ou charte après avis du CSE. Vous n'êtes pas tenu de répondre le soir.
📣
Annoncez, ne disparaissez pas. La déconnexion annoncée est acceptée ; la déconnexion silencieuse est interprétée.
Mise en pratique
Dix minutes, ce soir
Prenez votre téléphone, ouvrez les paramètres de notification de Teams, et activez une période de tranquillité couvrant vos soirées et vos week-ends.
Rédigez ensuite un message quelconque et ouvrez le menu contextuel du bouton d'envoi, pour repérer où se trouve l'envoi différé. Vous en aurez besoin un soir prochain.
Cherchez enfin la charte ou l'accord de votre entreprise sur le droit à la déconnexion. S'il existe, vous saurez ce qu'il prévoit. S'il est introuvable alors que votre entreprise y est soumise, c'est une question parfaitement légitime à poser à vos représentants du personnel.
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Critère de réussite : votre téléphone ne sonne plus après 19 h, et votre équipe sait par quel moyen vous joindre si c'est réellement urgent.